Comité de Suivi National de la réforme des rythmes scolaires-janvier 2015

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Le Comité de Suivi National de la réforme des rythmes scolaires a pour mission de suivre la réforme au niveau national, il est présidé par Françoise Moulin Civil, Rectrice de l'Académie de Lyon, est composé de 18 membres représentant tous les différents acteurs, et est chargé de faire circuler les bonnes pratiques et relever les difficultés.

Il s 'est réuni le vendredi 17 octobre 2014 et le lundi 8 décembre 2014. Le rapport d'activité de janvier 2015 est relatif au dernier semestre 2014.

Il a fait un point sur la rentrée scolaire de septembre 2014 et a mis en place 3 groupes de travail thématiques sur 2014-2015 afin de travailler sur une proposition de critères de suivi de la réforme.

Les 3 thématiques sont :

-  APC et TAP, quelle articulation, quelle complémentarité?

- Evolution de l'organisation hebdomadaire des enseignants : quel impact sur les apprentissages?

- Le principe de co-éducation : quelle évolution? Quelle appropriation?

On apprend que :

-87% des écoles fonctionnent sur 9 demi-journées (19% avec dérogation et 2% de classe le samedi matin)

-13% des écoles fonctionnent sur 8 demi-journées (malgré l'arrivée tardive du décret Hamon en mai 2014, 13% des écoles se sont engoufrés dans ce choix de libérer une demi-journée à la rentrée de septembre 2014).

Coexistent des points positifs mais aussi la nécessité d’opérer des modifications pour que cette réforme soit au service de la réussite de tous les élèves.

Points de satisfaction :

˃ Implication forte des IEN et des équipes académiques dans la mise en œuvre, pour créer du lien

˃ Attention soutenue des élèves le matin appréciée par les enseignants, évolution des pratiques pédagogiques grâce à la matinée supplémentaire

˃ Concertation plutôt existante avec mise en place progressive de systèmes de suivi permanents

˃ Réforme mieux comprise quand il y a inscription dans des politiques éducatives déjà initiées, recherche de qualité éducative des territoires

˃ Rôle important des coordonnateurs au niveau des collectivités. Conditions de formation des personnels améliorées.

˃ Aide financière des CAF aux collectivités dans le cadre de la réforme ou plus largement des politiques d’enfance et jeunesse (mise en œuvre de projets, réalisation de diagnostics)

Points de vigilance :

˃ Attention des élèves plus fugitive (énervement, fatigue) l’après-midi, notamment en maternelle (temps de sieste tronqués et transitions brutales)

˃ L’appropriation des nouveaux emplois du temps par les équipes reste à améliorer

˃ Reconnaissance nécessaire du temps pris par la direction, du partage du temps et des espaces

˃ Passage d’une fonction à une autre parfois délicate pour les ATSEM

˃ Rôle des APC parfois faussé quand la plage horaire est identique à celle des TAP (utilité pédagogique remise en cause). Rappel du niveau de décision (proposition par conseil des maîtres, validation par IEN)

˃ Difficultés de gestion des personnels avec des durées de journées différentes d’une école à l’autre (temps partiels, remplacements, etc.)

˃ Impact des contraintes liées aux transports et budgétaires sur les activités périscolaires

˃ Manque de lisibilité dans le financement des CAF, cadre réglementaire parfois perçu comme inadapté

˃ Péri et extra scolaire en cours de redéfinition par le ministère de la Jeunesse et des Sports pour aider les communes dans l’accueil des loisirs

˃ Difficultés de recrutement de personnels qualifiés par les collectivités territoriales (réflexion autour du BAFA et la pertinence de modules Education nationale)

˃ Qualité des activités très variables

˃ Demande de la pérennisation du fonds de soutien pour éviter la réorientation des budgets communaux au détriment des accueils et des séjours de vacances ou autres interventions sur le temps de classe

˃ Rendre obligatoires les comités de suivi pour que la concertation ne soit pas qu’un affichage

˃ Articulation entre périscolaire et scolaire primordiale (mobilisation des associations complémentaires de l’enseignement public)

Le second rapport de ce comité, qui date de décembre 2013, mettait en évidence 8 recommandations allant de la plus-value en terme d'apprentissages à la question du financement, en passant par l'attention particulière à porter aux maternelles. Cliquer pour le lire.

 

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