REFORME RYTHMES nov2015-2rapports-CNAF et MEN

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Avec la permission de Pascal Bouchard de l'agence de Presse ToutEduc (à laquelle il faut s'abonner car c'est une source d'information sur l'Education pour les collectivités locales aussi), nous l'en remercions chaleureusement.
Voici l'article de ToutEduc.
L'enquête de la CNAF : 41% des communes (pour 42% des enfants scolarisés dans le public) ont répondu au cours du printemps 2015.

Le Café Pédagogique, lui, retient aussi l'inquiétude du chef du bureau des écoles de la DGESCO : "il est à craindre que l'on glisse doucement vers un déséquilibre des domaines d'apprentissage".  Article ici.  

Résumé de ToutEduc:

- Les NAPs sont gratuites dans deux communes sur trois et le coût moyen brut est de 223 € par an et par enfant.   (brut ici veut dire avant les aides de l'Etat ou de la CNAF et hors dépenses d'investissement).
Dans les 3/4 des communes où les NAP sont gratuites, plus de 70 % des enfants y sont inscrits "contre 31 % des communes lorsque les NAP sont payantes",
 Une légère baisse" de l’organisation sur les 4 après-midi "au profit d’organisations qui favorisent une concentration des activités périscolaires sur une ou deux après-midi
- La généralisation des PEDT constitue "un objectif prioritaire pour les services des ministères chargés de l’éducation nationale comme de la Jeunesse" (à Alfortville, le PEDT n'est pas discuté en conseil d'école, les parents ne savent pas ce que c'est).
- Le rapport recommande "un renforcement du pilotage pédagogique", car "la mise en place de la cinquième matinée n’a pas engendré seulement une réorganisation des emplois du temps mais bel et bien une réflexion sur la place des domaines d’apprentissage" et pour les enseignants, les préoccupations organisationnelles "laissent progressivement la place aux préoccupations d’ordre pédagogique". Normal l'objectif premier de la réforme est d'améliorer les apprentissages pendant le temps scolaire.

 

Réforme des rythmes : les bilans de la CNAF et du ministère sont publiés

Paru dans ScolairePériscolaire le vendredi 06 novembre 2015.

"A la rentrée 2014, 98 % des élèves de classes maternelles et élémentaires avaient accès à de nouvelles activités périscolaires (NAP) sur les heures dégagées par la réforme" des "rythmes scolaires", calcule la CNAF qui publie les résultats de son enquête annuelle, menée avec l'AMF (association des maires de France). Elle indique aussi que, pour les deux-tiers des élèves de maternelle, les NAP "sont réparties sur quatre jours", ce qui est un peu moins souvent le cas pour les élèves de l'élémentaire (59 %). Elles sont gratuites dans deux communes sur trois et le coût moyen brut est de 223 € par an et par enfant.  

Au-delà de ces chiffres, l'enquête montre de grandes disparités entre les communes. Pour les deux tiers des élèves, le dispositif est celui des "accueils de loisirs sans hébergement" qui imposent des normes en matière d’encadrement et de projet pédagogique, mais "ouvre droit aux aides financières des caisses d’allocations familiales". Mais "près de la moitié des communes (48 %) organisent les NAP sous d’autres modalités d’accueils", garderies, ateliers périscolaires, goûters éducatifs, soutien scolaire pour lesquelles elles fixent elles-mêmes les normes d’encadrement, souvent "en raison de l’insuffisance du personnel". Enfin 7 % des communes ne proposent "aucune prise en charge des enfants durant les trois heures dégagées par la réforme": "Il s’agit principalement de petites communes de moins de 1 000 habitants".

A midi pour 7 % des communes

Dans les trois quarts des communes, les NAP se déroulent uniquement en fin de journée après la classe. "L’organisation de NAP sur le temps du midi uniquement a été choisie par 7 % des communes pour les écoles élémentaires et 10 % pour les écoles maternelles." Elles font appel à des associations sportives, culturelles ou artistiques, aux médiathèques et ludothèques, à des agents territoriaux, à des intervenants associatifs ou indépendants, à des retraités, à des parents bénévoles ou à des enseignants. Quatre sur dix des communes avec des écoles privées ayant mis en place les nouveaux rythmes scolaires "mettent à disposition des agents municipaux et 10 % accordent des subventions". Près de sept sur dix "indiquent avoir accueilli des élèves des écoles privées dans les accueils périscolaires communaux".

Dans les 3/4 des communes où les NAP sont gratuites, plus de 70 % des enfants y sont inscrits "contre 31 % des communes lorsque les NAP sont payantes", mais plus de neuf sur dix ont rencontré des difficultés de mise en œuvre. Elles portent "en tout premier lieu" sur leur financement et la disponibilité de locaux. Les communes "mentionnent ensuite les difficultés de recrutement et de formation des personnels d’animation", l’absence de partenaires et la question des transports.

2 % des communes pourraient renoncer aux NAP

Le bilan porte aussi sur les PEDT (projet éducatif territorial) dont 84 % des communes déclarent vouloir se doter. Au printemps 2015, "66 % des communes déclarent être signataires d’un PEDT ou que celui-ci est en cours de rédaction". Et seules 2 % des communes ayant mis en place des NAP déclaraient au printemps dernier "pouvoir abandonner à la rentrée 2015 l’accueil qu’elles avaient organisé à la rentrée 2014", mais 28 % comptaient effectuer des aménagements portant sur la nature des activités et sur la répartition hebdomadaire des NAP, notamment le passage du vendredi après-midi au jeudi.

C'est un point que confirme le "rapport du comité de suivi de la reforme des rythmes éducatifs" que vient de rendre public le ministère de l'Education nationale qui constate "une légère baisse" de l’organisation sur les 4 après-midi "au profit d’organisations qui favorisent une concentration des activités périscolaires sur une ou deux après-midi" et "parmi les organisations libérant un après-midi, la part de celles libérant le vendredi connaît une baisse sensible à la rentrée 2015 (-6 points à la rentrée 2015) essentiellement au profit de celles libérant le jeudi après-midi (+5 points à la rentrée 2015)". Le rapport cite notamment Marseille.

Des activités diversifiées

Il confirme aussi que la généralisation des PEDT constitue "un objectif prioritaire pour les services des ministères chargés de l’éducation nationale comme de la Jeunesse" et que le seuil de 80 % des communes couvertes a vraisemblablement été dépassé à cette rentrée. "L’examen des 14 000 premiers PEDT fait apparaître que les activités mises en place sont réellement diversifiées" : activités artistiques et culturelles, activités physiques et sportives, actions de sensibilisation à la citoyenneté et développement durable, ateliers de lecture, écriture, activités ludiques, jeux collectifs ou en extérieur, jeux calmes, repos, détente, activités scientifiques/techniques, jeux de stratégie (échecs, dames…), activités informatiques, ateliers de langues, aides aux leçons.

Le rapport recommande "un renforcement du pilotage pédagogique", car "la mise en place de la cinquième matinée n’a pas engendré seulement une réorganisation des emplois du temps mais bel et bien une réflexion sur la place des domaines d’apprentissage" et pour les enseignants, les préoccupations organisationnelles "laissent progressivement la place aux préoccupations d’ordre pédagogique". Il recommande également "une attention renouvelée sur la maternelle" et sur "l’alternance des périodes d’activité et des périodes de repos" ainsi que sur l'adaptation des activités à l’âge des enfants de maternelle. Il évoque aussi la nécessité que soient inscrits dans la durée les partenariats, que les parents soient partie prenante de la réforme, et que soit conduite "une évaluation pédagogique qui tienne compte des effets de la réforme sur les apprentissages".

Parmi les dossiers annexes figurent un "focus" sur la mise en oeuvre de la réforme dans les DOM et trois dossiers, sur la coéducation, sur les contenus pédagogiques et sur les APC (les activités pédagogiques complémentaires) qui doivent avoir le "même statut" que celui "des autres activités effectuées sur les 24 heures d’enseignement".

Le document de la CNAF ici (PDF). Le rapport Education nationale est téléchargeable ici.

 

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