Café Educatif Claire Leconte mardi 13 octobre 2015

Note utilisateur: 0 / 5

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
 

Notes de Parents - Premier Café Educatif avec Claire Leconte 
Professeur émérite de psychologie de l'éducation - Lille 3
Laboratoire Psitec
Chargée de mission Éducation de l'AEPU
Membre de la commission éducation FFPP
DDEN École Jenner Lille Hellemmes 
 http://www.claireleconte.com


mardi 13 octobre 2015
20 parents y ont assisté (21h-23h)

(compte-rendu à télécharger en bas de cette page)

 

CAFE EDUCATIF avec Claire Leconte (CL) et une 20aine de Parents
Mardi 13 Octobre 2015- Alfortville
 
 
Le cas de Bègles  (3000 enfants):
Les élus ont demandé à CL de passer toute l'année 2015-2016 pour construire avec l'ensemble des partenaires un projet éducatif qui a du sens, qui implique un changement profond de l'organisation des temps éducatifs et qui sera mis en place à la rentrée 2016.
Jusqu'à maintenant à Bègles Les NAP c'est tous les jours, pendant une pause méridienne rallongée, 4 X 45 minutes. Donc les intervenants tournent tous les jours sur la pause méridienne. Mécontentement de tout le monde. Premières rencontres début 2015 avec chaque catégorie d'acteurs.
A noter que les enseignants étaient contents de la matinée en plus mais en les poussant dans leur retranchement « Avez-vous changé pédagogiquement vos matinées ? », la réponse a été « On ne peut pas ». CL a donc travaillé avec eux sur sa proposition d'après-midi libéré (permis par le décret Hamon de mai 2014 et qui concerne 15% des écoles aujourd'hui).
« j'ai proposé ce qu'on a essayé de réaliser pour le groupe scolaire Octobre maternelle et élémentaire, soit un après-midi libéré ; un enseignant a bondi de son siège en disant que c'est ce qu'il avait souhaité au début, on lui avait alors dit que ce n'était pas possible. Maintenant les enseignants sont partants pour cette organisation du temps scolaire.
Il y a 10 jours, j'ai été présenter mon programme d'évaluation avec questionnaires et d'ici le mois de mars, tout le monde a décidé d'adopter dans chacun des conseils d'école, cette nouvelle organisation pour la rentrée prochaine. Tous les acteurs sont participants.».

Vanessa avance qu'elle ne connait pas d'enseignant content de la nouvelle organisation à Alfortville, ils lui disent  « Je me sens dépossédé de ma classe, de mon organisation, j'envisage de démissionner. Pour les maîtresses de petite section, on leur confie des petits le matin et elles ne sont pas là pour les remettre aux parents. Les intervenants temps scolaires sont retirés, dans les NAP il n'y a pas grand chose».
CL répond « comment voulez-vous que le budget d'une ville tienne avec autant de besoins et d'intervenants, sur toutes les écoles, tous les jours de la semaine. D'ailleurs, l'organisation actuelle à Bègles leur coûte très cher, la nouvelle organisation permettra de réduire les coûts ».
La ville de Bègles a ses propres animateurs et des intervenants extérieurs.
 
A Alfortville, le coût avancé de 430 euros par enfants semble « pas possible » vu le contenu des NAP. Un seul parcours de 2h10 sera moins cher c'est certain. Les parents disent qu'il n'y a aucun accès aux chiffres de budget donc qu’on est dans le flou sur ce sujet du chiffrage. 
 
En ce qui concerne les intervenants spécialisés,  savoir que le coût horaire moyen est de 40-45 euros dans la culture.
 
Mireille redit qu'au tout début de la réflexion sur Alfortville (elle avait fait partie des premières réunions avec quelques parents, directeurs, mairie et IEN), des directeurs étaient partis sur l'organisation de 4X45 minutes, arguant d'une nécessité de régularité tous les jours. Les parents suggéraient déjà que ce serait compliqué de trouver autant d'animateurs chaque jour! (On voit bien que cela marche difficilement).
 
De la « régularité »...
Souvent quand on parle de ne mettre qu'1 seule après-midi de NAP, des enseignants nous rétorquent qu'il faut des journées identiques et de la régularité dans la semaine. CL dit bien que la régularité n'existe pas, le mercredi matin est bien différent des autres jours, les enfants n'ont pas 5 jours identiques dans la semaine. De plus les enfants n'arrêtent pas en même temps que l'enseignant, par exemple ceux qui restent à l'accueil, à l'étude, ou ont des modes de garde différents.
En 2013-2014, CL avait déjà travaillé avec des communes qui ont commencé la rentrée 2014 avec un après-midi libéré pour les NAP, et les retours sont bons.
En 1 an, sur une communauté de 13 communes, le Pays Fléchois (25000 habitants), ils ont réussi à faire un projet éducatif global, intercommunal , avec le même type d'emploi du temps pour les 13 communes et une mutualisation des ressources pour que les communes puissent bénéficier de personnes qui deviennent de vrais référents pour les enfants et qui vont travailler 1 jour dans 1 commune puis tournent les autres jours dans les autres communes, avec un vrai projet éducatif qui permet aux enfants de trouver du sens et des contrats de travail pour les animateurs qui sont solides. On est ici aussi sur une seule après-midi de NAP par semaine.
Cela change tout car quand on construit un projet qu'on suit, les animateurs que les enfants voient toutes les semaines une fois, deviennent des référents.
Et dans cette communauté de communes, il y a même une commune qui sera en dehors des 2 décrets : les enseignants disaient que n'ayant pas vraiment d'enfants en difficulté, ils ne savaient pas quoi faire des heures d’APC. CL leur a proposé de faire de vraies APC (un journal, une pièce de théâtre, une comédie musicale...). Dans cette commune, le vendredi après-midi, il y a donc 1 heure d'enseignement puis 1 heure d'APC. Au comité de suivi de juin 2015, cette organisation s'est révélée très satisfaisante ! C'est comme une 25ème heure pour les enfants.
 
CL demande s'il y a des enseignants qui pourraient aussi porter un tel projet autour d'un après-midi libéré. C'étaient les directeurs de la maternelle Octobre et Kergomard et ceux de l'élémentaire Octobre et Maternelle Denis Forestier qui avaient demandé un tel aménagement, entériné par leur conseil d'école pour Octobre et Kergomard. Ces directeurs sont tous partis, il faut faire réfléchir tout le monde.
Il y a néanmoins beaucoup d'enseignants qui ne sont pas contents de l'organisation actuelle : moins d'intervenants temps scolaires, projets nécessitant des cars (sorties en forêt par exemple) compromis.

 
CL suggère que 2016 sera la 3ème année depuis le début de la réforme et que c'est l'année ou jamais de mettre en place des changements.
 
Dans une petite commune d'Auvergne, ils ont gagné 20 % sur le budget.
A Gennevilliers, ils sont partis d'emblée sur cette organisation (CL a travaillé avec eux en 2013-2014), ils ont pérennisé 39 emplois d'animateurs.
 
A Alfortville, il est indiqué que les intervenants (hors animateurs Ligue) spécialisés seront moins présents dans les écoles. Il a été dit que c'était pour les redéployer sur les écoles qui sont entrées en Education Prioritaire mais aucune certitude sur ce sujet.
Aujourd'hui la Ligue tournerait avec 140 animateurs alors qu’il en faudrait 160.
 
Qu'en est-il de la participation des enfants ? Et de l'organisation des familles quant à leur travail.
 
Le taux de participation des enfants aux NAP serait de 75 % en moyenne sur la ville avec de grandes disparités selon les écoles. Des mamans déclarent ne pas reprendre le travail ou se mettre à temps partiel (avec une hausse parallèle du coût du périscolaire).
 
Quel est le gain véritable de cette nouvelle organisation ? A-t-on vraiment les 24 heures d'enseignement et ces deux fois 1 heure sont-elles utilisables ?
 
Sur Alfortville le retour est assez unanime sur l'intérêt de l'allongement de la matinée, se pose juste la problématique du déjeuner quand le second service commence seulement à 13h (déjeuner tardif). 
CL rappelle le principe de la collation autour du fruit de saison ou de fruits secs. C'est une habitude et un bon temps de respiration : « on se pose ».
 
Intervention de Claire Leconte sur Alfortville (proposition Uléa du 17 et 29 juillet)
 
Lors de la réunion du 17 juillet 2015, le Maire a acté une intervention de Claire Leconte (avec un fléchage par la DASEN d'un autre évaluateur). Ce jour-là nous étions sur une proposition très large d'intervention sur 4 jours de CL avec chaque catégorie d'intervenants (comme ce qui a été fait à Bègles, Pays fléchois etc...)
Mais CL nous a vite fait comprendre qu'il fallait d'abord une réunion d'information avec tous les acteurs pour que chacun puisse entendre ses arguments et retours d'expérience et se faire une idée avant de voir si on va plus loin ou pas. C'était l'objet de la proposition finale faite par l'Uléa le 29 juillet 2015 :
http://www.ulea.fr/actualites/91-cat-actualites-ulea/165-a-proposition-ulea-juillet2015.html
 
Pour CL, entendre et discuter avec toutes les parties intervenantes est important. Elle rappelle que partout, ce que lui ont remonté les Atsem par exemple, est très intéressant.
Des parents signalent en effet que les Atsem épaulent beaucoup lors des NAP et pallient quand les animateurs sont en nombre insuffisant ou en retard, ce qui a été un problème récurrent (notamment en maternelle VH).
CL rappelle que la règle est de 1 adulte pour 14 si taux dérogatoire et que cela ne peut pas être un taux moyen utilisé. Dans le cas des taux dérogatoires, il faut un adulte devant 14 enfants et, au-dessus de 6 ans, 1 pour 18 enfants.
 
La CAF refuse normalement de financer si ces taux ne sont pas respectés. Vérifier que c'est bien 1 adulte pour 14 en maternelle, et il ne s’agit pas d’une moyenne.
 
Sur Victor Hugo Elémentaire, la responsable de site et le référent Education ont créé de nouveaux parcours, contenus, activités, en dehors des classeurs conçus par la Ligue, qui ont été mis de côté dans beaucoup d'écoles en cette rentrée. Avec un choix donné aux enfants entre 2 activités proposées. Beaucoup de remontées sur l'utilisation sans préparation des classeurs dans le passé.
 
CL demande ce qu'est l'activité au choix, en fonction de quoi, envie par rapport à quoi. Pour éduquer au choix, il faut un projet, avec un aboutissement, et que les enfants comprennent cela.
 
Les ateliers Préjugés étaient très dysfonctionnants. Retour sur toutes les remontées de l'année dernière : manque de préparation et hors-propos de ce qui a pu se dire lors de ces ateliers autour de normal/pas normal, bizarre/pas bizarre et sur les thèmes de l'égalité homme-femme, homosexualité « Oui c'est ... mais comme c'est la loi il faut l'accepter », « Est-ce qu'une fille peut faire du rugby? ». Difficile de travailler sur le normal/normal sans une grande préparation. Ces ateliers ont été abandonnés après beaucoup d'insistance de la part des parents.
 
Il y a une grande inégalité entre les animateurs : ceux qui savent préparer les parcours et les autres et des problèmes de langage approprié. Cette rentrée 2015, le choix semble être donné aux animateurs en fonction de leurs préférences thématiques, etc.
 
CL demande si on explique aux enfants qu'ils vont acquérir des compétences, qu'ils vont évoluer, que les potentialités de chacun sont importantes.... Cela dépend des animateurs. Les parcours c'est le même thème pendant 8 semaines (entre 2 vacances). CL demande quels sont les liens entre les parcours et l'école, et le projet d'école.
 
CL cite le cas de l'école de Joeuf dans l'est, dont le projet d'école est la co-éducation et redemande s'il y a un lien avec l'école. Nous redisons que tant qu'il n'y a pas de temps commun de réflexion entre l'équipe pédagogique de l'école et l'équipe d'animation, les liens et la cohérence pédagogique seront difficiles à mettre en place. 
 
CL va envoyer un power point sur ce que sont les attendus de la réforme, ce qu'est un parcours éducatif. 
 
Vanessa rappelle que le constat de la Ligue lors de la réunion du 9 septembre était défaitiste sur la difficulté à recruter, qu'il ne fallait pas avoir trop d'attentes de savoir-faire sur les animateurs recrutés.
 
CL souhaite rencontrer le responsable de la Ligue, leur faire comprendre que ce n'est pas pour dénigrer le travail accompli, mais bien au contraire pour valoriser le métier d'animation. (A organiser).
 
Il est rappelé que la réunion avec les différentes parties intervenantes est actée avec la mairie.
CL demande : « Que peut-on faire remonter d’une telle réunion avec tout le monde ? Ce qui est vraiment important c'est de rencontrer catégorie par catégorie pour que les remontées puissent se faire vraiment avec un vécu d'1 an et demi sur le projet actuel ». Cependant,  une 1ère réunion avec tout le monde peut provoquer cela.
Sur l'exemple de Bègles, CL avait notamment rencontré les Atsem au printemps 2015, avec des enregistrements vidéo qui ont été montrés par la suite aux autres Atsem. Les Atsem, lors d'une réunion en octobre 2015 lui ont parlé de ce qu'elles ont pu mettre en place à la rentrée suivante et des effets bénéfiques sur les enfants : « Qu'est-ce que cela a pu changer! Les enfants sont bien ».
 
Demander à Marcel Fortuné (Directeur Education Bègles) si on peut avoir accès à ces vidéos. 
 
Sur le soutien ou pas des Dasen, les parents d'Octobre (qui sortent d'une réunion avec Mme la Dasen 13 octobre 20h-21h) ont compris que la Dasen de l'Académie de Créteil, Madame Elisabeth Laporte n'est pas pour le décret Hamon. Elle semble dire que cela apporte n'importe quoi comme aménagement. CL est en partie d'accord quand elle voit ce que cela a permis à Marseille ou à Lyon de faire (ces 2 villes avaient instauré le vendredi après-midi avec des NAP sur cette seule après-midi dans toute leur ville, ce qui n'est pas une solution pour au moins 1 raison : le besoin en nombre d'animateurs sur toutes les écoles des villes est alors concentré sur 1 seul jour de la semaine et la pratique a bien montré que c'était infaisable, notamment à Marseille qui, pour la rentrée suivante, est passée sur des NAP 1 fois par semaine le mardi pour une moitié de la ville et le jeudi pour l'autre moitié de la ville).
Ce qu'ont fait ces 2 villes, c'est déplacer le vendredi après-midi au mercredi matin, ce qui fait que les autres jours, on n'a rien changé. Le lundi, mardi et jeudi, on a toujours le schéma 3 heures le matin, 3 heures l'après-midi. Or les autres jours il faut tout bousculer pour CL. On peut donc utiliser le décret Hamon de manière intelligente. Avoir de longues matinées est indispensable, à condition que les enseignants se les approprient et travaillent les séquences pédagogiques. Il ne s'agit pas de faire que maths et français le matin mais bien de réfléchir sur l'alternance des séquences.
 
CL a une question, pourquoi impose-t-on ce schéma de 3h le matin et 3h l'après-midi alors qu'aucun autre pays au monde ne le met en place ? Partout ailleurs les matinées sont longues, CL travaille avec des écoles italiennes qui ont des matinées de 5h. Qu'est ce qui ferait que nos enfants ne pourraient pas tenir plus de 3 heures le matin ?
 
S 'ensuit toute une discussion autour du petit-déjeuner et de la collation (pas de sucres rapides comme les céréales qui coûtent cher et qui ne font tenir qu'1 heure, du pain beurre confiture c'est bien et cela permet de tenir plus longtemps). Demander à ce que pendant l'accueil du matin, les parents puissent déposer un petit en-cas et faire petit-déjeuner les enfants qui en ont besoin car beaucoup n'ont pas faim au réveil ou ne peuvent pas manger ou sont trop pressés. La collation cela peut être fruit de saison ou fruit sec. On apprend que des classes de la maternelle Victor Hugo le font déjà. 
CL pense qu'il y a des habitudes à changer et une pédagogie à faire.
A VH maternelle, à l'accueil du matin on peut laisser quelque chose.
CL fait organiser des petits-déjeuners lors des accueils, le retour est excellent, les enfants sont calmes, autour de la table, ils échangent et peuvent se partager ce qui est apporté. C'est génial, c'est comme à la maison. Cessons les sucres rapides ! Au bout d'une heure, c'est comme si les enfants n'avaient rien pris. Rien de tel que du bon vieux pain !
 
Il y a toute la problématique de la malbouffe, avec des paquets de chips pris sur le chemin de l'école. CL est d'accord avec tout cela, depuis quelque mois elle tourne auprès de centres sociaux et rencontre beaucoup de parents qui lui disent ensuite qu'ils manquent d'information et qu'ils sont prêts à changer leurs habitudes.
 
Vanessa rappelle qu'une des préconisations de CL a été mise en place à VH élémentaire et fonctionne très bien : le matin dès 8h20, les enfants ne vont plus dans la cour, mais montent en classe au fur et à mesure de leur arrivée. Ils sont accueillis par leur enseignant et peuvent lire, prendre le temps de s'installer pour être prêt à bien commencer la journée au lieu de s'énerver. 
 
CL demande si le PEDT a été fait en sollicitant tous les acteurs. La réponse est non, on a un souci avec le PEDT qui est inconnu des parents ou des enseignants, voire même des acteurs éducatifs de la ville. CL redit l'importance d'un PEDT ambitieux.
 
BILAN :
 
Recevoir le power point proposé par CL, ainsi que les emplois du temps sur 4 heures mis en place, de la Petite Section au CM2, avec de très bons résultats.
La réunion avec toutes les catégories d'acteurs pour provoquer une réflexion plus avancée est actée et sera faite « après les élections » selon la Mairie.
Chacun doit retrousser ses manches et en parler autour de lui, auprès des parents/enseignants/animateurs... C'est aux parents des écoles, aux associations de parents d'élèves de faire des propositions (exemple de l'arrivée directement dans les classes à partir de 8h20). Passer à une phase pragmatique.
Demander les vidéos de Bègles.
CL propose de fournir ses questionnaires de satisfaction et d'évaluation.
Réactiver les commissions Contenu qui sont très chronophages cependant.
Importance de faire passer les messages par les enseignants sympathisants de l'Uléa.
CL demande d'arrêter de réduire la réforme à la réforme des NAP. C'est important car il faut repartir du principe que cette réforme est le premier levier de la refondation de l'Ecole (dixit Peillon). Ne pas cerner uniquement les NAP, avoir une vision globale de ce qui doit aller mieux pour les enfants, qui passe par un mieux-être des enseignants aussi. C'est pour cela que les enseignants peuvent produire un effet papillon sur le territoire. Faire comprendre qu'on peut travailler autrement, dans de meilleures conditions et pour un mieux-être de tout le monde.
Que peut-on leur dire sans le mot « NAP » car beaucoup ne veulent plus en entendre parler ? On doit rappeler que la réforme des rythmes est le 1er levier. Les enseignants doivent donc tout changer car s'ils ne font que reproduire l'école d'avant avec seulement un mercredi matin en plus, qu'est-ce que cela change ?
Quels sont les 1ers leviers ?
- jouer sur l'alternance pédagogique des longues matinées
- donner des temps de respiration en faisant de la motricité entre des maths et du français.
Cela change fondamentalement les choses. (Voir toute oute la réflexion sur l'alternance des temps motricité, temps cognitif,  et temps créatif, alterner ces 3 temps, Claire Leconte détaille cela longuement lors des conférences auxquelles nous avons pu assister ces 3 dernières années).
 
CL travaille avec des écoles de Montfermeil et la directrice lui disait que les enfants vont beaucoup mieux avec cette alternance lors de matinées rallongées. Cela nécessite aussi la collaboration de l'Ien pour organiser une conférence pédagogique de 3 heures, qui suffisent pour échanger avec les enseignants.
 
CL vient de faire encore une formation d'enseignants et à un enseignant qui lui disait « je dois faire une heure de lecture par jour et il faut la caser », elle lui a demandé si les enfants n'apprenaient pas à lire en histoire, en géographie...
 
Quand on met tout le matin, on peut faire des liens entre tous ces enseignements. Exemple : quand on revient de la piscine le matin, on peut faire une préparation en maths sur les déplacements, etc.
 
 
UN GRAND MERCI ENCORE UNE FOIS A CLAIRE LECONTE
"ON Y ARRIVERA" CONCLUT UN PARENT
 
 
 
RETOUR DES PARENTS APRES LE CAFE :
 
Vanessa :
Discuter avec Claire Leconte m'a rappelé aussi qu'une de ses préconisations avait été mise en place à VH élémentaire et ça fonctionne très bien : le matin dès 8h20, les enfants ne vont plus dans la cour, mais montent en classe au fur et à mesure de leur arrivée. Ils sont accueillis par leur enseignant et peuvent lire, prendre le temps de s'installer pour être prêt à bien commencer la journée au lieu de s'énerver. 
Claire Leconte nous a rappelé que la réforme des temps scolaires n'était que la première étape de la refondation de l'école. Ça aide à prendre un peu de recul, pour nous qui avons le nez sur les NAP. D'un côté, c'est enthousiasmant, de l'autre côté, c'est un peu effrayant, vu le bazar mis par cette première étape dans notre ville. 
On n'a jamais entendu les personnels techniques (ATSEM notamment), bref il aurait fallu préparer cette réforme en amont en impliquant vraiment tout le monde au lieu de faire semblant, afin que chacun se sente partie prenante de ce projet éducatif. 
 
Mourad :
Je me suis vraiment rendu compte que la réforme, même si elle a fait un mauvais départ, on pouvait en impliquant tous les acteurs de la communauté éducative, dans une vraie réflexion, en faire quelque chose qui marche. J'étais sceptique, mais maintenant je suis confiant, même si je pense que la Mairie n'est pas dans cette démarche.
 
 
Je me tente à essayer de parler aux professeurs des écoles, les animateurs, à la directrice, etc afin de comprendre comment on peut tous avancer dans l’intérêt des enfants. Souvent ces petits "riens" s'additionnent et font qu'on arrive à ce qu'on pensait impossible. Merci Claire Leconte.
 
" Impossible signifie uniquement que vous n’avez pas encore trouvé la solution." 
 
Yasmina :
Mais aussi qu'il faut avoir une vision globale de ce que doit être le bien-être des enfants qui passe aussi par le bien-être des enseignants 
 
Catherine :
J'ai compris que le PEDT constituait les fondations de la réforme des rythmes scolaires et qu'il repose sur une concertation de tous les acteurs du scolaire et du périscolaire dont les parents. 
 
Magali :
« J'ai compris que la réforme des temps scolaires et périscolaire est possible. 
Pour cela nous devons utiliser les moyens de communication moderne (dvd, voire même publication des films de conférence sur internet). Cela nous permettra de toucher un plus large public dans la communauté éducative (directeurs, enseignants, atsems, parents d'élèves, dasen, et peutêtre même la mairie ) Attrapons notre bâton de pèlerin, car c'est cette année que nous avons encore des cartes en à jouer. Les 3 ans derrière nous n'ont pas été vains, j'en suis presque sûre. 

 

 
Pièce(s) jointe(s):
FichierDescriptionTaille du fichierCréé
Télécharger ce fichier (pdf - CR 1ER CAFE EDUCATIF-VERSION FINALE-CLAIRE LECONTE (.pdf)Café Educatif #1 Claire Leconte Mardi 13 octobre 2015Café Educatif #1 Claire Leconte Mardi 13 octobre 201589 KoMar/Déc/201514:17

Nous contacter

Union Locale pour les Écoles d’Alfortville

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
www.ulea.fr

Nous rejoindre sur Yammer

Top